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Iles de beauté

Fin décembre 1933, après trois années passées en Europe et un an de voyage, le navigateur jette enfin ...

 

Un paradis se meurt

Le testament d'Alain Gerbault. Son chant d'amour à la Polynésie. Et le plus terrible des réquisitoires ...

 

Alain Gerbault

Alain Gerbault est né en 1893 à Laval dans un milieu aisé. Après des études à l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussés, il s'engage dans l'aviation dès le début de la Première Guerre mondiale. Il se révèle être un pilote doué, et remporte plusieurs victoires spectaculaires, se faisant remarquer par sa science tactique et son habileté dans les acrobaties aériennes. Après guerre, il se lance dans les affaires sans grand succès, et participe à de nombreux tournois de tennis, sport qu'il pratique depuis son enfance.
En 1921, il décide de changer de vie et s'achète un voilier le Firecrest avec lequel il réalise la première traversée en solitaire d'est en ouest de l'Atlantique en 101 jours 1923.  Il demeure quelque temps aux États-Unis où son exploit lui a valu une certaine célébrité, puis repart en 1924 pour les mers du Sud, passant par les Bermudes, le canal de Panama, les Galapagos, Tahiti, les îles Fidji, la Réunion, Le Cap, l'Île Sainte-Hélène, le Cap Vert et les Açores, pour rejoindre Le Havre en 1929. Il reçoit alors la légion d'honneur et écrit de nombreux ouvrages dans lesquels il raconte son tour du monde.
Toujours attiré par la mer et la Polynésie, dont il est tombé amoureux pendant son périple, il repart en 1932 sur un nouveau bateau construit grâce aux droits d'auteur de ses ouvrages. Dès lors il ne cessera de défendre la cause de la Polynésie et d'étudier sa géographie et son histoire. Il passe les neuf dernières années de sa vie dans l'Océan Pacifique, atteignant les îles Marquises en 1933, les Tuamotu en 1934, Tahiti en 1935. Passionné par le passé de ces îles, il apprend les langues océaniennes et vient en aide aux indigènes, s'insurgeant contre la colonisation européenne qui considère la disparition des Polynésiens comme inévitable. 
A l'été 1940, il prend le parti du maréchal Pétain. Le ralliement des Établissements français de l'Océanie à la France Libre le 4 septembre 1940 l'oblige à une errance et... à un dernier voyage , élan désespéré à travers tout le Pacifique, pour échapper aux menaces de guerre. Épuisé physiquement, alcoolique, et moralement, il touche les Samoa, les Tonga, et finalement l'île de Timor, dont une moitié est portugaise donc neutre. Il y succombe de la malaria en 1941. En 1947, ses cendres sont transférées par la Marine nationale à Bora-Bora où il repose depuis lors, selon son vœu.
Les éditions Hoëbeke ont publié en 1994 Un paradis se meurt et en 1995 Iles de beauté.