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Dominique-Charles Janssens

Le 21 juillet 1985, Dominique-Charles Janssens rentre d'une promenade dominicale, lorsqu'un chauffard ivre heurte violemment sa voiture.
Quelques semaines plus tard, pendant sa rééducation, en parcourant distraitement le procès-verbal, il se rend compte que l'accident a eu lieu à Auvers-sur-Oise, à quelque pas de la  "Maison Van Gogh ". Pour cet amateur d'art originaire de Bruges, Van Gogh est un peu son compatriote. Piqué par la curiosité, il profite de sa convalescence pour lire les correspondances de Vincent et se prend de passion pour la vie et l'oeuvre du peintre. Cette maison l'intrigue. Et, très vite, pour Dominique-Charles, une évidence s'impose: son accident n'a pas eu lieu par hasard à cet endroit précis. Déjà, dans les années 50,  il s'intéressait à l'auberge Ravoux, en tentant de la racheter pour son fils. Sans succès.
En 1987, Dominique réitère l'opération, parvient à acquérir l'endroit et après l'avoir fait classer Monument historique, soutenu par de nombreux mécènes, entame sept ans de travaux, soucieux de rendre au lieu son aspect original. Intraitable sur le choix de la main d'oeuvre, quand les demandes affluent, il choisit les différents artisans sur lettre de motivation. Dominique-Charles Janssens voulait rendre à l'auberge son charme vieillot sans pour autant la figer dans un cadre hiératique. Idéalement, pour être réussie, la rénovation ne devait pas se remarquer. Il comprit qu'il avait gagné son pari lorsque, le jour de l'inauguration, une vieille Auversoise de 80 ans gravit l'escalier puis, s'arrêtant à mi-course, se retourna vers le propriétaire et lui demana ingénument:  "Alors, ces travaux de restauration, quand comptez-vous les commencer? "