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Petite Planète

Bienvenue dans Petite planète, l’univers saugrenu du tourisme de masse… Sur les traces des ...

 

Martin Parr

Né en 1952 à Epsom, en Grande-Bretagne, Martin Parr nourrit très tôt un goût pour la photographie, encouragé par son grand-père, George Parr, lui-même photographe amateur.

De 1970 à 1973, Martin Parr étudie la photographie à l’École Polytechnique de Manchester. Dans les années 1970, il fait des reportages en noir et blanc à West Yorkshire et Greater Manchester, puis des séries en couleurs telles que The Cost of Living. Il acquiert une réputation internationale pour la qualité novatrice de ses images et pour son approche originale du documentaire sociologique.

Au début des années 1980, son travail vise essentiellement à donner une image du mode de vie des anglais. The Last Resort, publié en 1986, est un travail mené dans une station balnéaire populaire de New Brighton, près de Liverpool. Les images des vacanciers traduisent la crise sociale et économique traversée par la classe ouvrière au début de l’ère Thatcher.

Dans les années 1990, son regard sans concession, quoique généreux et humoristique, se tourne vers le reste du monde. Dans Small World, publié une première fois en 1995, Martin Parr s’intéresse à l’absurdité du tourisme de masse. Le photographe montre brillamment comment, loin de faire l’expérience de cultures étrangères, les touristes sont au contraire confrontés à l’homogénéité croissante des styles de vie.

En 1994, Martin Parr intègre l'agence Magnum. Il mène alors une enquête sur la crise spirituelle qui affecte les classes moyennes et défavorisées dans les sociétés occidentales. Son style provocateur et sarcastique crée un précédent dans l’histoire de l’agence. La seule voie de salut à l’atrophie morale et à l’absurdité de nos vies quotidiennes réside, chez Martin Parr, dans un sens de l’humour parfaitement britannique. Dans des travaux tels que Bored Couples (1993) et Common Sense (1999), entre autres, il s’emploie à saisir au plus près la banalité, l’ennui et le manque de sens qu’il perçoit dans notre société de consommation.

En 2000, avec Autoportraits, il s’attaque au thème du narcissisme contemporain et à la sacralisation de l’individu en se prenant pour sujet de ses photographies. Deux ans plus tard, Val Williams est l’auteur d’une monographie consacrée à son travail publiée chez Phaidon. Cet ouvrage accompagne l’exposition rétrospective itinérante organisée par Magnum Photos et présentée notamment au Barbican Gallery, à Londres, au Deichtorhallen à Hambourg, au Museo Nacional de Arte Reina Sofia à Madrid et à la Maison Européenne de la Photographie à Paris.

Récemment, Martin Parr a développé un intérêt pour la réalisation cinématographique. Il a également entrepris d’étendre naturellement son travail photographique à l’univers de la publicité et de la mode. En 2004, il devient professeur de photographie à l’Université de Wales Newport. La même année, il est commissaire invité des Rencontres internationales de la photographie d’Arles. Il vient d’achever Fashion Magazine édité par Magnum Photos, magazine dans lequel il jette un regard ironique sur l’univers de la mode.

Photographe de documentaires, Martin Parr a travaillé sur de nombreux projets photographiques où il porte un regard critique sur la société en mêlant humour et ironie, notamment sur les phénomènes de la consommation de masse, du tourisme, de la famille et des relations humaines. Ses photos, comme dans la série The Cost Of Living sont connues pour leurs couleurs blafardes, dérangeantes et leur caractère satirique. Il repère les contradictions, les faiblesses, les ridicules, la bassesse des situations qu’il photographie. La facilité avec laquelle il pointe les codes intimes ou les clichés de la vie quotidienne et sa facilité à les renverser fait de lui un observateur extrêmement critique de notre société contemporaine.