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Nicolas Bouvier

Le vide et le plein


14 x 22,5 cm, 264 p.
ISBN : 9782-84230-176-7
Paru le 10/04/2008
18,50€


La découverte d’inédits de Nicolas Bouvier, le plus grand écrivain voyageur de ce temps, objet aujourd’hui d’un véritable culte, est chose véritablement exceptionnelle, surtout quand il s’agit non pas de quelques articles retrouvés ici ou là, mais de rien moins que ses fameux "carnets" si souvent évoqués qu’il tint pendant son séjour au Japon en 1964 et que nul n’avait lu.

L’usage du monde, publié en 1963, marquait la première étape jusqu’à la khyber pass en Afghanistan, d’un immense voyage commencé en 1953, via Belgrade "vers la Turquie, l’Iran, l’Inde plus loin peut-être…”
Et là se dit-il, “si j’ajoutais l’Inde, Ceylan, et le Japon, ce serait le Livre des Merveilles en deux mille pages, que j’aurais terminé vers cinquante ans…"

De ce livre des merveilles, évidemment interminable, Nicolas Bouvier nous aura livré quelques joyaux. En voici une part importante, jusqu’ici inédite, qui nous fait découvrir comme jamais peut-être, un Nicolas Bouvier au quotidien, tout en notations vives, drôles, touchantes, d’une acuité proprement incroyable. Le style de Bouvier, c’est d’abord cette qualité de regard, ces ciselures de miniaturiste, cet art unique de saisir, comme on dérobe des pommes à l’étalage, des fragments d’éternité au détour d’une scène, d’un regard échangé.

Son premier livre sur le Japon, Chronique japonaise, se voulait quasiment "objectif" comme si, pour dire cette expérience du "radicalement autre", il avait tenté de s’abstraire de son propre livre. Le voici ici, au contraire, au long de ce deuxième séjour en 1964, avec sa femme Eliane, tout en liberté, avec son inimitable humour, et l’on pourrait presque entendre sous ses phrases le grain de sa voix tandis qu’il découvre, s’émerveille, s’étonne, se laisse faire, mais aussi défaire par ce pays "non pas moins mystérieux que mystifiant". Soigneusement revus et présentés par Grégory Leroy et Eliane Bouvier, ces carnets s’imposent comme un chapitre précieux de l’oeuvre de Bouvier, où il se découvre plus que nulle part ailleurs.

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